mercredi 24 août 2016

Moi, mes cheveux, le bio, 3 ans après : Une Histoire qui dure

J'étais de celles qui ouvraient les shampoings et les sniffais chez Carrefour. Je prenais celui qui avait l'emballage le plus racoleur et la meilleure odeur. Le shampoing, c'était tous les deux jours, trois maximum avec un sale bad hair day façon friteuse Macdo.

Et puis je me suis mise au bio.
Doucement, mais surement.
Et maintenant, il ne me viendrait jamais à l'idée de retourner me shooter dans les rayons de carrefour à la fragrance.
Le cas du bio en alimentation est souvent remis en question, mais sachez que les labels cosmétiques protègent quand même d'un bon paquet de saloperies qui peuvent ruiner les cheveux et le cuir chevelu. Ils sont donc un bon gage de qualité même si il faut toujours jeter un coup d'oeil. Avec une idée de ce que sont les sulfates, vous pourrez rapidement voir si un shampoing est doux!

Mon cas inspirera peut-être certaines sceptiques, alors je me suis dit que résumer la situation, après trois années de bons et loyaux services du bio sur mes cheveux, serait une idée parfaite!


1 - L'état de mes cheveux : rétrospective et présent heureux

J'avais le cuir chevelu excité comme une puce. Je graissais plus vite que mon ombre, et j'avais tendance à avoir des démangeaisons. Ils n'étaient pas moches mais pas beaux non plus, ces pauvres cheveux.
A présent, c'est bien simple, je suis passée d'un shampoing tous les deux jours à un shampoing tous les cinq jours.
C'est à peine si il y a urgence le dernier jour, pour vous dire à quel point j'en suis, j'en oublie même parfois de me les laver.
J'ai boudé le coiffeur pendant un an et demi, ils ont atteint la longueur de 65 cm avant que je les rabote d'une dizaine de centimètres pas plus tard qu'hier. Pas de pointes ou d'horribles perruque fourchue. Même la coiffeuse l'a dit.
J'ai donc des cheveux, en pleine santé, doux, brillants, et qui se salissent seulement parce que l'extérieur n'est pas indemne. Mais mon sébum et moi, on est en paix.


2 - Coté soins, ça donne quoi?

J'ai horreur des après-shampoings. J'ai une douche à l'italienne, comment vous dire qu'attendre cul gelé 15 minutes que le machin prenne sur ma tête m'enchante peu. J'avais pour habitude de faire des bains d'huiles avec de la noix de coco que j'étalais sur mes longueurs uniquement (à l'époque j'étais encore une vraie friteuse même si je pensais que j'en étais sortie). C'était super efficace et je conseille vraiment cette technique à celles qui ont les cheveux dans un état pourri. Je vous en vantais les mérites dans mon précédent article, si vous voulez en savoir plus vous pouvez aller voir ça.
Les shampoings sont donc mon unique soin.
Ca, et ma brosse. J'ai investi dans une brosse solide, parce que vous vous douterez bien que j'ai la tendance légèrement emmêlée. Du coup quand le courage me prend (et surtout quand le derirère de ma tête commence à former ce qu'on appelle communément des dreadlocks), je les brosse. Longuement, de la racine vers les pointes, pour étaler le sébum sur les longueurs. C'est fastidieux (chiant quoi), et j'en perds trois tonnes quand je le fais parce que je ne suis pas assez régulière, mais c'est nécessaire.
Coté shampoings (non mais tranquille la digression brosse qui te fait 15 lignes), je ne choisis maintenant que des copains biologiques, sans sulfates (même ceux jugés doux au maximum), avec si possible la certification vegan.


3 - Et le plaisir là dedans?

C'est simple, je suis loin d'être de celles qui aiment tout ce qui appartient au domaine du soin que ce soit pour le corps ("nous appelons d'urgence la crème corps disparue depuis maitnenant deux ans, elle aurait fort à faire"), les cheveux ou le visage. Je trouve ça long, j'aimerais mieux faire autre chose pendant ce temps.
Concernant l'aspect biologique des produits qui en rebute certaines, j'ai développé une aversion incroyable aux odeurs des produits non biologique à présent. Je me suis renormalisée sur les senteurs du bio, et quand je sens l'assaillement olfactif des produits corps du doudou, j'ai la nausée.
Une histoire d'habitude donc.
Par contre, chaque henné est l'occasion d'un grand amour. Je ne suis pas une grande fanatique de la pose qui me fait faire des cheveux blancs dans un appartement blanc immaculé, mais j'adore attendre et ensuite découvrir la couleur que le henné a laissé! Tout comme la bonne odeur de foin!
Ca donne la sensation de dormir dans le fond d'une grange pendant une petite semaine, moi ça m'amuse!


4 - Ca coûte combien tout ce bordel?

Les produits plus doux pour les cheveux sont plus chers, on en va pas se mentir. Le sodium laureth sulfate n'est pas utilisé à tout va par hasard. C'est un, si ce n'est LE tensioactif le moins cher du marché. Du coup, on en met partout, ça mousse à fond, et tout le monde se dit "je suis super bien lavé,t'as vu comme ça mousse?".
Sauf que justement, quand ça mousse, ça veut pas dire que ça lave quoi que ce soit.
Le litre de shampoing bio sans sulfate coûte environ 20€. Mais avec 500 ml je tiens presque 4 mois, donc on va dire que quelque part, je suis presque gagnante en comparaison à un produit du commerce classique, que je vais devoir utiliser en quantité car il va m'irriter le cuir chevelu, mais aussi parce qu'il en faut plus.


5 - Pourquoi s'y mettre, et pourquoi ne pas désespérer?

Je commence par où?
Déjà, la santé des cheveux s'en fait grandement ressentir. En plus de ça, je me dis que je ne nourris pas les producteurs de shampoings blindés de silicones et de produits difficilement recyclables.
Ensuite, ça va sans dire, surtout quand on se trimballe une tignasse de 60 cm, le shampoing devrait être une épreuve olympique. C'est long, c'est gourmand en shampoing, ça met six ans à sécher.
Alors diviser cette corvée par deux, c'est clairement un avantage.
Le fait est que pour parvenir à effacer les affres du chimique agressif, ça peut parfois prendre un temps fou. En plus, en retirant le silicone de ses soins, on se retrouve parfois avec les cheveux ramolos et pas très ragoutants. C'est à ce moment là qu'on peut facilement avoir envie de retomber dans les bras des produits du conventionnels. Alors évidemment, chacun fait ses choix, mais entre avoir un shampoing et systématiquement un après shampoing et devoir réitérer ça tous les 2 jours, voir tous les jours, et la tranquillité, j'ai choisi mon camps ;) !


6 - Le coté pratique : où acheter ses produits?

Alors c'est certain, si il y a un désavantage, c'est qu'on trouve peu de produits rentrant dans mes critères actuels à la superette du coin.
Ne cherchez pas dans vos rayons de supermarché, vous ne trouverez rien de cette donne !
Les mecs au marketing essayent bien de se la jouer cool, mais sachez qu'il n'existe pas de produits sain pour le cheveu sans la mention bio, et la plupart des mentions "naturel", "sans silicones" et autres sont des conneries dans 98% des cas. Le cas notamment du shampoing timotei pure dont je vous avais dressé le portrait.
Le plus simple à mes yeux reste de faire une commande par trimestre environ, ça permet de ne pas payer trop de frais de port, tout en ayant toujours suffisamment de produits pour se chouchouter la crinière.
J'aime bien les copines bio, même si je trouve le choix un peu restreint.
Monde bio permet aussi d'acheter quelques références, mais là où je trouve le plus souvent mon bonheur, c'est chez EccoVerde, car ils ont un tas de marques qu'on ne connait pas ici et qui n'utilisent pas de Sulfates.
L'option magasin bio dépend beaucoup de l'enseigne que vous avez à disposition, on a tendance à trouver des références plus intéressantes dans les petites boutiques qui recherchent des marques au plus près des attentes d'une clientèle exigeante.
Niveau marque, j'aime beaucoup les shampoings Lavera qui sont un bon début pour entrer dans le monde du shampoing bio. Ils moussent bien, ne coûtent pas un bras et sentent bon.
Les Logona sont aussi très chouettes, notamment celui contre les pellicules, mais ils sont un peu plus chers et moussent un peu moins.
Pour les plus experts du shampoing biologique, Utekram et Cosmo biologique sont des marques que j'affectionne beaucoup. Les odeurs sont beaucoup moins conventionnelles, et risquent de ne pas plaire à celles qui ont l'habitude d'autre chose. Attention pour autant, ça ne veut pas dire que ça pue, simplement que c'est différent de ce à quoi on s'attend quand on a l'habitude de shampoings conventionnels.
J'utilise également la même huile de coco depuis le début, celle de bio planete, que j'achète en magasin bio.
Enfin, pour ce qui est du henné, j'ai à peu près tout essayé, le plus colorant jusqu'ici ont été le henné du rajhastan d'aroma zone (qui n'est vraiment pas cher, mais j'ai tellement tout lu sur eux que j'ai fini par ne plus acheter là bas) et la coloration végétale rouge de la marque kahdi, qui est en fait un henné avec d'autres plantes.
Si vous ne voulez pas du coté colorant du henné, vous pouvez toujours opter pour le henné neutre qui vous donnera les bénéfices du henné! Niveau tarifs, on trouve de tout, je vous conseille donc de comparer. Et si vous voulez en savoir plus sur mes expériences du henné, je vous invite à relire mes articles sur le henné.


J'espère en tout cas que ce résumé du couple d'enfer que nous formons avec les produits biologiques et le henné vous auront rendus curieux!
Si vous êtes déjà partisans, n'hésitez pas à me faire vos retours d'expérience.

La prochaine lubie? Le no Poo!

Des bisous odeur foin de la grange

Délia ♥ actuellement flamboyante

lundi 22 août 2016

Salade estivale : Blettes, melon, fraises et une touche de crème de balsamique

Je ne sais pas pour vous, mais pendant ces périodes ensoleillées, j'ai tellement envie de fraîcheur, de fruits, de légumes croquants, que j'ai beaucoup moins d'envies de plats complexes ni d'heures passées dans la cuisine!

A la cueillette, les blettes poussent par dizaines de pieds dans un champs tout vert, de jolies feuilles croquantes et un peu mangées par les bestioles parfois (comment leur en vouloir, moi aussi j'aime les grignoter!), mais d'une fraîcheur incomparable.
Le goût de la blette est assez doux, je dirais que ça ressemble un peu aux épinards, que j'affectionne beaucoup, mais moins forts. Ce jour-là d'ailleurs je voulais des jeunes pousses d'épinards, mais la chaleur avait eu raison d'elles et je ne voulais pas des feuilles bicentenaires qui peuplaient le champs, alors je m'étais tournée vers mes blettes. Avec cette même idée d'alliance avec la fraise.


Et figurez-vous que même si on ne parierait pas dessus de prime à bord, c'est un mélange rafraîchissant, très délicat et qu'on redemanderait bien en quantité!
Evidemment, l'assiette est présentée de jolie manière, mais j'en ai mangé deux fois plus et d'une façon un peu moins gracieuse (comprendre que j'ai tout empilé dans l'assiette après quoi).
Je vous conseille bien entendu de choisir des fraises pleine de saveurs et peu acides, et un melon de caractère de type charentais. Pour le choisir on appuie au niveau du dessous du melon au point de réunion des traits, pour vérifier que c'est un peu mou et non pas dur comme un caillou. Il doit avoir une bonne odeur, le pédoncule doit craquer et son poids doit être proportionnellement lourd.
Si après ça vous mangez un mauvais melon, je ne peux plus rien pour vous!


Voici donc la recette, pour une belle assiette

4-5 côtes de blettes jeunes
une dizaine de fraises
2 belles tranches de melon
Crème de balsamique ici de la marque Emile Noël 

1 - Prenez votre melon et, à l'aide d'une cuillère parisienne, formez des petites boules de melon.
L'idée n'étant pas de jeter, on peut picorer les bouts qui restent ou les incorporer à la salade.

2 - Dans de l'eau bouillante et salée, on fait alors cuire ses feuilles de blettes, mais pas longtemps, le but n'est ni de leur faire perdre leur goût, ni leurs nutriments, ni leur belle couleur.
Sortez-les quand les côtes commencent à perdre leur croquant et s'attendrir (pas plus de quelques minutes, c'est très rapide!) et passez-les sous l'eau froide pour stopper la cuisson (et donc garder la couleur toute belle et verte!).
Laissez bien égoutter.

3 - Coupez les fraises, puis disposez dans les assiettes et selon votre créativité du moment votre joli trio. Arrosez de crème de balsamique sans avoir la main trop lourde, et dégustez, à l'ombre d'un parasol, avec un verre de rosé dégoulinant de condensation.


Alors, elle est pas belle la vie? ;)

J'achète la crème de balsamique de chez Emile Noël, je la trouve bien sirupeuse et son goût n'est pas excessivement fort et ne masque pas le goût des autres aliments. Je l'aime beaucoup sur la mozzarella par exemple!

J'espère que vous profitez du beau temps, même des jours de pluie, pour ma part, j'ai fini par accepter la bipolarité de celui de l'Ile de France. Après tout, sinon on passe notre temps à râler entre la canicule et la pluie, les ronchons ne savent plus où donner de la tête ;) !!

Je vous souhaite à tous un joyeux soleil. Consommé avec excès (sauf en exposition directe évidemment!), il paraît que ça rend heureux, et jusqu'ici je l'ai plutôt senti comme ça!


Vous avez déjà testé l'alliance blettes/fraises?

Bisous été

Délia ♥ Qui a conscience que ce mélange ne plaire peut-être pas aux plus frileux

jeudi 18 août 2016

Le fraisier tout végétal

Toc toc? Vous êtes toujours là?

Y'a quelqu'un?

J'avoue qu'il m'est bien difficile de reprendre le chemin du clavier après tant de temps sans taper un seul mot dessus, et c'est tout de suite bien moins spontané. 
Je m'étais fixée de ne pas rester connectée pendant les vacances, et figurez-vous que je n'en ai de toute manière pas eu le choix, puisque je n'ai pas eu accès à une connexion efficace pendant toute la période où j'ai fureté à droite à gauche.
Et vous savez quoi? Ca a été très chouette! Un vrai bol d'air et un retour aux sources!  


Mais ça n'arrange en rien le retard que j'ai accumulé dans les différentes choses que je souhaite partager avec vous, je crois bien avoir une quinzaine de recettes en attente à publier (sans mentionner les autres catégories de mon bordélique lieu internétique), et il me semblait important de profiter de la saison où les fraisiers remontants vont donner de beaux fruits rouges et pleins de saveur pour vous donner cette recette de fraisier.


J'en avais essayé une première version, que j'avais moyennement aimé, car je trouvais la crème trop légère, pas assez grasse.
On doit bien admettre qu'un fraisier traditionnel, c'est une crème très compacte et très savoureuse. T'as jamais entendu dire "le gras c'est la vie!"? 
J'ai donc renforcé la quantité de margarine de ma recette de crème.
Pour lui donner une texture moins lisse et plus foisonnée qu'avec uniquement de la margarine, je lui ai ajouté de l'huile de noix de coco, mais désodorisée, pour ne pas avoir le goût de la coco. 
Ce truc est imparable. J'en utilise avec modération ($$$) mais ça permet de texturer et donner cette sensation un peu beurrée et cassante en bouche quand c'est froid. J'en ai toujours chez moi, même si je trouve ça assez cher, parce que c'est super pratique pour donner du relief aux desserts végétaux.
C'était ce qu'il me manquait pour vous délivrer la recette.


Par contre, c'est comme la vraie crème des fraisiers, ça tranche facilement (= le gras se sépare du liquide), alors si d'aventure ça vous arrive, n'hésitez pas à chauffer légèrement la crème afin d'y remédier, soit au bain marie, soit avec un chalumeau.
Ca, c'était la technique des moines shaolin des montagnes.
Maintenant que tu es paré, voici la recette non pas moins secrète du fraisier végétal!



Fraisier

Pour un cercle de 18 cm de diamètre


La génoise

30 g de farine
10 g de poudre d'amandes
1/4 cuillère à de bicarbonate (attention à bien doser, autrement vous aurez un drôle de goût)
40 ml de lait de soja
15 g d'huile d'olive
Quelques gouttes d'extrait de vanille

1 - Réunissez toutes les poudres dans un récipient, puis remuez-les.
2 - Ajoutez le lait, l'huile et l'extrait de vanille.
3 - Coulez dans votre cercle et faites cuire à 180°C jusqu'à ce que la génoise dore.
4 - Détaillez là dans son épaisseur en deux disques égaux. J'aime que la couche inférieure soit visible mais pas celle du haut alors je redimensionne mon biscuit afin qu'il ne se voie pas, à vous de voir quelles sont vos préférences, il n'y a pas de règle en la matière (même si certains vous diront le contraire sans jamais être d'accords sur ladite règle)!


La crème Mousseline

30 g de sucre
15 g de fécule
1 cuillère et demie d'agar (les grammages sont tellement minimes que je vous conseille d'utiliser cette mesure, rase, afin de ne pas avoir des briques (sauf si tu veux construire une maison quoi))
35 g d'huile de coco désodorisée
40 g de margarine végétale pas trop prononcée en goût
300 ml de lait végétal
Une demi gousse de vanille grattée

1 - Dans une casserole, mettez absolument tout ensemble, et faites bouillir puis épaissir.
2 - Laissez refroidir un peu, mixez, puis réservez au frais.
3 - Quand c'est bien froid, fouettez au batteur. Il est possible que la crème tranche, revenez-en donc à la bonne méthode de la one again. Soit vous laissez tourner en espérant que ça finisse par rentrer dans l'ordre (ou que ça tranche encore plus) soit vous chauffez légèrement la préparations donc, et vous devriez n'en avoir qu'un mauvais souvenir seulement.


Le montage

350 g de fraises
30 g de sucre
50 g d'eau
1 lichette de kirsh
Les deux disques de génoise
La crème que vous venez de réussir à faire détrancher
Pâte d'amande (commerce ou maison!) ou coulis gélifié de fruit

1 - Dans vos cercle, disposez un pourtours de rhodoïd. Ca a l'air de rien comme ça, mais ça aide rudement à démouler son fraisier.
2 - Réalisez votre sirop avec l'eau et le sucre, et à ébullition, retirer du feu et ajouter le kirsh.
3 - Selon votre choix stratégique (TEAM GENOISE DU DESSOUS), déposez soit en premier vos fraises, soit votre génoise, afin de créer une jolie couronne de fraises coupées en deux.
Je vous conseille cependant si vos fraises sont très hautes de ne pas faire apparaître la génoise du dessous pour gagner de la place.
Dans tous les cas, n'oubliez pas de bien imbiber la génoise!
4 - Avec votre superbe crème mousseline, masquez votre pourtours en insérant de la crème dans les interstices de toutes les fraises. Déposez également une couche de crème sur votre biscuit et lissez comme vous pouvez.
5 - Déposez des fraises (je les mets entières, mais certains n'aiment pas pour la découpe, qui est parfois difficile si vos fraises sont des cailloux cqfd) sur la crème de manière généreuse, et enfin, déposez de la crème par dessus.
6 - Après l'avoir bien imbibé, ajoutez le deuxième disque de génoise, puis une fine couche de crème pour finaliser le montage. Réservez au frais pendant deux heures afin de bien laisser prendre la crème.
7 - J'ai utilisé un morceau de pâte d'amandes qui traînait, je ne suis pas certaine de sa végétalitude (trop cool la pâte d'amande quoi), car les colorants peuvent avoir plusieurs origines. La seule chose que je sais pour sûr, c'est qu'on peut la faire maison avec une poudre d'amandes fine, le même poids en sucre glace, et de l'eau qu'on ajoute au fur et à mesure.
Ensuite on étale, finement, et on dépose tout contre le cercle (au pire on peut le surélever légèrement si besoin) et on vient découper les bords avec un rouleau à pâtisserie. On peut alors retirer le cercle et le rhodoïd et admirer son oeuvre toute végétale et absolument délicieuse!


Vous devriez très franchement essayer rien qu'une fois, juste parce que c'est amusant de retrouver les composantes du fraisier, mais en tout végétal. Les composantes sont beaucoup moins techniques que dans un fraisier non végétal, c'est un argument de choc ça, pas vrai? ;)
On voit la pâtisserie végétale comme quelque chose de déviant de la norme, mais je pense qu'à terme, on finira par la voir comme une branche comme les autres de ce joli art.
J'espère en tout cas que les photos vous auront convaincues de vous mettre à l'oeuvre.



Je profite de ce post après vacances pour vous remercier de votre intérêt envers ce petit espace, vous n'avez pas démérité pendant mon absence et ça me rend absolument ravie de me dire que même sans moi mon bébé arrive à avancer!
Je vous dirais que le truc le plus sympa c'est de toujours recueillir vos avis, et surtout, surtout, si vous réalisez les recettes, je serai la plus fière du monde d'avoir des photos de ce que vous faites. C'est toujours un infini plaisir d'imaginer que quelqu'un utilise une recette de notre cru et l'apprécie.

Je vous embrasse tous et toutes très fort, en vous souhaitant de bonnes fins de vacances.

Délia ♥ de retour, enfin je crois




lundi 25 juillet 2016

La recette du bonheur : ingrédients, procédé et dégustation inclus

Je ne le crie pas sur les toits, mais j'aime partager avec mon entourage le fait que je sois sereine, et profondément en paix avec tous les aspects de ma vie personnelle et professionnelle.
On connaît tous des personnes qui n'ont pas réussi à trouver le chemin vers le bonheur alors qu'ils ont toutes les clés en main, mais je pense très sincèrement que la situation dans laquelle on se trouve ne conditionne pas toujours notre capacité à atteindre le saint graal bonheur.
J'ai souvent trouvé le mien quand j'étais dans des situations difficiles.
J'ai fait un petit passage par madame dépression vers mes vingt ans, pendant presque un an. J'avais eu du mal à me sortir du divorce de mes parents et de la dislocation de la famille, comme beaucoup. Une rupture m'aura fait tomber au fond du trou ... Pour mieux remonter à la surface!

Ca m'aura appris que pour pouvoir avancer, il faut parfois prendre le temps de s'attarder sur ses sentiments négatifs, les embrasser, les vivre intensément, comme on savoure le bonheur. Quand ils ont pu s'exprimer pleinement, même si on passe parfois un sale quart d'heure, on n'en a plus peur, on les voit avec familiarité, et on arrive à comprendre, et finalement, laisser couler.
Bien évidemment, j'ai réussi à prendre de la distance grâce à une psychologue, je ne m'en suis jamais cachée auprès de personne. Ca a été une sorte de dame de ménage qui m'a appris à nettoyer et ranger mes émotions négatives pour les maîtriser.

Je vois maintenant la vie en général avec beaucoup de philosophie, et suis prête à encaisser ce qu'elle me réserve dans les meilleures conditions.

J'ai quelques petites formules personnelles pour y parvenir, j'imagine que ce n'est pas une formule magique universelle et qu'on trouve tous son chemin vers la bienveillance au quotidien, mais ça pourra peut-être vous faire réaliser qu'on a tous une vie pleine de bonheurs qui s'ignorent et qu'il ne tient qu'à chacun de les révéler.


Faire avec ce qu'on a

Pas de meilleur secret que de composer avec les cartes que l'on a en main. Même si la donne change par moments et qu'on se retrouve dans des pétrins incroyables ou des mains divines, la volonté fait beaucoup.
On peut se sentir parfois bloqués dans une situation inconfortable, mais dans ces cas là, pour relativiser, on peut essayer de trouver tout ce qui n'est "pas si pire" et le transformer en positif. A force de chercher du positif et minimiser le négatif, on finit par trouver son quotidien pas si mal!
On n'a pas tous des gros moyens, mais j'ai remarqué que le bonheur n'en a pas besoin, ou du moins, dans une moindre mesure.
Je me réjouis de beaucoup de choses, en essayant de garder un oeil neuf sur tout ce que je vis : j'aime ma tasse mint et sa texture si lisse, sa poignée qui est parfaitement à ma taille, la chaleur qui s'en dégage quand une tisane y fait son nid. J'aime prendre le temps de soupirer de bonheur en rentrant chez moi, en retirant mes chaussures et en voyant Nova allongée comme un pâté quémandant des caresses.
Chaque instant peut-être recouvert d'un voile blanc ou noir qui en atténue la couleur. A vous de choisir lequel.
Mais j'imagine que vous avez déjà choisi votre camps? ;)


Tirer le meilleur parti des situations

On se dit parfois qu'il y a des moments dont il n'y a rien à tirer de positif. Parce que c'est excessivement triste, injuste, difficile, stressant, ajoutez toute mention négative qui vous vient.
Pourtant, on peut toujours tirer quelque chose de tous les moments. Comme le disait Nelson Mandela: "Je ne perds jamais, soit je gagne, soit j'apprends".
On apprend, soit à relativiser, prendre du recul, voir le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide, ou tout simplement, comment réagir pour éviter de se retrouver de nouveau dans ce genre de situations.
C'est comme les premières fois où on se casse la gueule en vélo : on se fracasse les genoux et les dents, et la fois d'après, on a un peu moins envie de manger du bitume alors on ne tombe pas !


Ne jamais baisser les bras et accepter l'échec et la tristesse

Même en relativisant, il y a des vraies périodes qui sentent l'échec, pendant qu'on est submergés et qu'on n'a pas encore eu le temps de regarder tout ça de loin.
Il faut alors accepter qu'on ne peut pas être heureux tout le temps. Le bonheur c'est comme un corps humain, ça peut tomber malade par moments.
Un décès par exemple est ravageur, on finit par s'en trouver plus fort quand on fait son deuil, comme si la personne avait fait don d'un petit bout de son karma et de sa vie, mais il faut du temps, et sur le moment on se sent anéanti.
Mais il ne faut jamais oublier qu'après la pluie vient le beau temps (et on dit aussi qu'après le calme vient la tempête, comment te dire qu'on comprend vite le coté cyclique?). Alors on profite de ces périodes pour se ménager, accepter la douleur, l'embrasser, et on finit par venir à bout du stock de sentiments qui font comme un gros poids dans l'âme. C'est comme si on devait laisser une casserole bouillir sur le feu pour en vider toute l'eau. On repart plus léger que si on avait tenté de mettre un couvercle, et à la fois d'après, ça aurait pu déborder. Et si ça n'était pas celle d'après, peut-être celle d'encore après?
J'ai le sentiment qu'en refoulant les sentiments négatifs, on finit par en garder un stock qui a tendance à nous noircir facilement l'âme.

Avoir des buts, des envies

Justement, dans ces périodes, visualiser ses objectifs de vie à plus long terme permet de prendre cette distance nécessaire.
On peut aussi piocher dans la boîte des accomplissements personnels. J'ai toujours eu une boîte à souvenirs, aussi bien dans ma tête que dans la vraie vie, avec des objets qui me facilitent les souvenirs (tickets de métro, de train, cailloux, cadeaux rigolos faits dans des moments d'euphorie, lettres qu'on m'a écrites ...).
Ce sont des moments doux et qui me mettent en confiance, que j'aime me repasser comme des chansons dont je connais l'air et que je fredonnerais du bout des lèvres en continuant à avancer.
Pour ce qui concerne le futur, il y a la boîte mentale des rêves et envies. J'y range mes grands desseins, mes petites envies, mes besoins transformables en envies. Après tout, je dois manger pour vivre (même si je finis un peu par vivre pour manger, mais c'est un autre débat), mais si je peux en plus en profiter pour bien manger, c'est gagné non?
J'essaye d'avancer sur tous les plans, comme ça, quand ça vient à bloquer du'un coté, ça va plus ou moins d'un autre. Ca évite le sentiment d'impasse qui n'est pas toujours évident à gérer!


Etre l'acteur de son bonheur

Personne ne sait ce qui vous fait du bien. Le fait est que personne n'ira le dégoter pour vous et vous l'apporter sur une plateau d'argent avec cloche.
On se sort les doigts et on devient l'acteur, et non pas le spectateur de son bonheur, et de sa vie par la même occasion.
Il est facile de se lover dans des situations qui ne conviennent pas et de les prendre pour fatalité, mais si certaines choses ne sont pas changeables car dépendent des autres, on peut agir sur énormément de variables qui rendent l'existence plus douce, plus qu'on ne le croit même! A force on se rend compte que l'on n'est le seul à donner l'impulsion.
Soit on la subit, soit on la choisit. Alors on met le contact, et on enclenche la première. Le plus difficile est de se lancer dans le changement parce que l'inconnu effraie. Mais il faut apprendre à s'écouter, et ne pas toujours se fier qu'à sa raison. On nous apprend depuis tout petits à penser, mais nous a t'on appris à écouter notre coeur et lui donner raison?
Je prends beaucoup de "risques" en lui faisant confiance, mais je préfère cette situation à celle inverse. Etre heureux mais avoir fait le mauvais choix rationnel, ça n'a pas de prix.

S'entourer de personnes positives

J'ai longtemps essayé de cultiver des relations avec des personnes négatives ou qui ne m'apportaient pas ce que j'en attendais. Non pas que ces personnes ne sont pas susceptibles de le faire ; elles ne sont simplement pas prêtes à le faire. La nuance est importante.
J'avais peur de me retrouver isolée en coupant les ponts petit à petit avec de l'entourage qui me rendait malheureuse mais à qui je tenais, l'idée de perdre numériquement des proches ne me rassurait pas.
Et puis à présent, je me demande pourquoi je ne l'ai pas fait avant.
On ne peut tirer profit réciproque d'une relation (amoureuse, amical, familiale) que si les deux participants sont sur la même longueur d'ondes au moment M.
Je ne regrette aucune personne qui est passée autours de moi. A cet instant c'est ce que je voulais, ce qui me faisais du bien, mais on change tous, et il faut accepter de ne pas rester en phase et de laisser s'échapper des relations difficiles à supporter ou entretenir.
On s'en tire plus grand, et finalement, on a plus de temps à consacrer à des personnes qui nous en consacrent aussi.
Mes relations sont assainies, je me sens plus sereine et je ressens moins de déception, de colère ou de sentiment d'injustice.
Même si ça fait parfois mal d'admettre qu'on peut perdre certaines personnes, il faut se donner l'option, car dans certains cas, les relations sont complètement toxiques et ingérables pour mener sa barque vers le bon endroit.

Le bonheur, c'est si simple et si compliqué à la fois. Il faut le vouloir, mais aussi le chercher, et enfin le trouver, mais aussi savoir le garder une fois découvert.
On cherche souvent son sillage au dehors, alors qu'il est caché, quelque part, au fond de chacun d'entre nous.
Il faut juste appuyer sur le bouton pour le mettre en marche et commencer à le faire fonctionner.


Je souhaite à chacun de trouver son interrupteur et de ne voir, au fond de son coeur et de ceux de ses proches, que le meilleur.

Je vous ai écrit après une journée de travail, une sieste, un apéritif pour fêter un nouveau contrat, et une soirée douce comme Nova. La fatigue m'envahit, je m'y perds à corps perdu et vais aller, le sourire aux lèvres, me coucher, dans mon lit frais, avec mon amoureux à mes cotés et son souffle calme, et les petits soupirs du chat, endormi sur son petit plaid, en face de moi. Douceur.

Je vous embrasse tous si fort. La vie est belle mais parfois un peu chaotique, on ne la changera pas. Alors on doit changer de regard sur elle!

Vous êtes heureuses?

Délia ♥  reconnaissante

PS : et si vous ne trouvez vraiment pas ce foutu bonheur, demandez à Nova, elle excelle en la matière ;)


mardi 19 juillet 2016

Tartelettes fruits rouges [crème d'amandes et confiture de framboises]

Le soleil, les champs qui se piquent de pointes de rouge, l'odeur de la fraise qui t'envahit. Comment résister à l'appel des fruits rouges?
Cette année, je profite allègrement de leur saveur estivale. Si mon coeur les préfère au naturel sans rien d'autre que leur coté acidulé et sucré, j'aime les intégrer à des recettes.
Je vous réserve d'ailleurs une recette de salade salée avec des fraises!


Coté sucré, on est tenté de se laisser aguicher par les courbes heureuses des fruits d'été.
Et comme j'ai remarqué qu'un des desserts préféré de beaucoup de monde, c'est la tarte aux fraises, j'ai eu l'envie de la retranscrire en version vegan.
Quoi de plus naturel que d'utiliser une confiture pour compléter la garniture de la crème d'amandes, pour s'éviter un peu de travail en réalisant une crème, et profiter plus longuement des doux rayons du soleil?
Si elle est maison elle sera encore meilleure, mais quoi qu'il arrive, rassurez-vous, ce sera une régal!


La recette est simple à réaliser, et on peut la décliner avec tous les fruits rouges, ce que j'ai eu envie de faire avec cet assortiment de tartelettes aux multifruits rouges ;) ! Comme ça on peut choisir ce qu'on préfère, mélanger tous les fruits, faire avec ce qu'on a. Ils se prêtent tous tellement bien au jeu avec cette base de tartes que vous aurez envie de toutes les manger!


Pour 5 tartelettes

Pâte sucrée

Si vous souhaitez réaliser cette recette sans gluten, réalisez un mélange de farines de pois-chiche, riz et maïzena, que vous substituerez à la farine de blé. Dans ce cas, soyez vigilants sur la cuisson car elles ont tendance à devenir dures plus rapidement!


65 g de farine
40 g de poudre d'amandes
2 cuillères à soupe bombées de purée d'amandes
2 à 3 cuillères à soupe de lait végétal
25 g de sucre
quelques gouttes d'arôme vanille ou d'amande amère

1 - Mélangez ensemble vos ingrédients secs avec la purée d'amandes.

2 - Quand le mélange commence à sabler, ajouter petit à petit le lait végétal avec l'arôme de vanille. L'objectif est d'obtenir une pâte malléable, non collante, mais qui ne craque pas quand on la travaille.

3 - Sauf chaleur extrême, cette pâte n'a pas besoin de prendre le froid avant d'être travaillée, vous pouvez donc passer immédiatement à l'étape du fonçage, dans des moules à tartelettes (je n'ai pas beurré ni fariné les miens, ce sont des vieux coucous qui n'accrochent pas, mais si vous avez des doutes, passez par cette étape ;)).

4 - Réservez vos moules foncés au frais, puis passez à la réalisation de votre crème d'amandes.


Crème d'amandes

50 g de poudre d'amandes
10 g de farine
60 g de margarine
60 g de sucre
60 g de crème de soja
Une lichette de rhume negrita


1 - Mélangez ensemble la margarine avec le sucre.

2 - Ajoutez la crème de soja, puis la poudre d'amandes, la farine et enfin le rhum selon le goût (ça doit sentir bon dans ton nez!).

3 - Dans les fonds de tartelettes foncés, déposez une fine couche de confiture de framboises. Répartissez ensuite la crème dans les fonds et enfournez à 160°C pendant une bonne vingtaine de minutes. La cuisson est terminée quand les fonds commencent à dorer.

4 - Laissez refroidir


Montage final

1 - Redéposez une mince couche de confiture qui servira à faire adhérer lesfruits au fond de tarte.

2 - Disposez vos fruits selon votre inspiration!

4 - Dégustez avec un bon thé glacé ! ;)

J'espère que cette recette qui fleure bon l'été vous apportera un peu de fraîcheur! Je file, j'ai un thé glacé qui m'attend, je file m'étaler sur mon canapé, en savourant la chaleur et le ciel bleu. Après tout on l'a attendu tellement longtemps, ce fameux été, que ce serait dommage de s'en plaindre! :)


Bisous de loin pour pas se donner chaud!

Délia ♥ qui aime l'été plus que de raison




mardi 12 juillet 2016

Les chapeautés : Amande, fraise et vanille! [vegan]

J'ai décidé de les appeler des chapeautés parce que je n'aime pas tellement les cupcakes.
Je trouve ça très sucré, gras, et même si ces deux composantes sont censées donner du goût, insipides. Alors pour sûr, quand on les fait soi-même, rien à voir avec les chaînes qui en vendent! Mais dans ma tête, il leur colle cette sensation de pas très bon quand je dis cupcake.
Une fois renommés les voilà plus gourmands, pas vrai?

Ces petits là ont été faits au tout début de la saison des fraises, à mon retour d'Amsterdam.
J'avais réussi à me procurer la crème à monter Alpro au rayon frais, entre leurs yaourts et les crèmes liquides traditionnelles à fouetter. J'avais compris le mot shlagen entre les lignes.
Et me voilà rentrée avec mon butin si précieux, car mine de rien en France, on ne peut pas se fournir en crème végétale à fouette au supermarché du coin!
J'ai contacté la marque pour leur demander s'ils prévoyaient de s'implanter, mais nous ne sommes apparemment pas encore un marché très porteur même si ça devrait venir au fur et à mesure de l'implantation de la gamme (ce qui peut se comprendre ceci dit vu l'ouverture d'esprit française face au végéta*isme et à la réduction de la consommation de produits animaux).
C'est dommage car je vous le spoil directement, cette crème n'a rien à envier à la Elle & Vire que j'utilise en version omnivore.
C'est simple, ça foisonne, c'est léger, ça n'a pas de goût prononcé donc ça peut facilement s'aromatiser.
Le seul désavantage, me direz vous, c'est que ce n'est pas un produit très bio, il y a des additifs pour texturer et donner à la crème son pouvoir de foisonnement, donc ça déplaira au plus puristes du mouvement "healthy".
Sauf que moi, pour une crème qui foisonne sans le goût de coco (#yénépéploudélacoco), je suis prête à faire des petites entorses à la règle ;) !
On peut néanmoins trouver des analogues en France, chez Un monde Vegan par exemple. Ca se commande en ligne, on peut en fait un petit stock, pour chantiller en toute impunité Végane! ;)


Le biscuit de ce chapeauté ressemble à un financier en plus léger (et je peux vous dire que je ne l'ai même pas fait exprès mais ça claque).
Avec son monticule de crème toute fraîche et légère et des fraises, c'est un bien joli dessert pour cette période estivale!

Pour 6 cupcakes environ recette inspirée du livre Ms Cupcake (tout dépend de la taille de vos alvéoles!)

50 ml de lait de soja
5 ml de vinaigre de cidre
50 g de farine
1 cuillère à soupe et demie de poudre d'amandes
50 g de sucre
1 pincée de sel
1 pincée de bicarbonate
1/4 cuillère à café de levure chimique
20 ml d'huile végétale (j'aime l'huile d'olive pour sa discrétion après cuisson!)
arôme vanille

1 - Mélanger ensemble le soja et le vinaigre, afin de faire cailler le lait. Préchauffez le four à 180°C.

2 - Mélanger les ingrédients secs dans un saladier et ajouter l'huile puis le mélange lait/soja. Il est important de ne pas trop remuer pour éviter que toute la levure chimique ne soit en effervescence avant la cuisson!

3 - Mettez dans vos caissettes et tapotez pour faire remonter les petites bulles!

4 - Cuisez pendant 20-25 minutes jusqu'à ce qu'ils soient bien dorés.

5 - Sortez du four et laissez bien refroidir.


La crème

1 briquette de crème végétale à fouetter
25 g de sucre
Quelques gouttes d'extrait de vanille

1 - Mettre au batteur la crème avec le sucre, puis fouettez jusqu'à ce que la crème soit aérienne et se tienne.


Le montage

A l'aide d'une poche à douille, ou simplement d'une cuillère pour un effet plus underground, on dépose une belle quantité de crème montée, puis dessus, une demi fraise, ou bien une colonie de fraises!


Il ne vous reste plus alors qu'à déguster avec passion vos petit gâteaux!

J'avoue par contre avoir du mal à trouver de bonnes fraises, je les trouvais bien meilleures en début de saison ... Pourtant je me tourne toujours vers des petites rouges de France, mais rien à faire !

J'espère que vous aurez plus de chance que moi avec elles, et surtout, n'hésitez pas à commander par curiosité, de la crème à fouetter végétale.
A défaut vous pouvez opter pour la crème de coco mais ça aura le goût ... De coco! ;)

Et vous, vous avez déjà essayé la chantilly végane?

Mille bisous!

Délia ♥