jeudi 29 septembre 2016

Tomates farcies au quinoa, citron confit et aubergine

Bon encore une fois je tire la sonnette d'urgence pour réaliser cette recette avec des vraies belles tomates de saison, car cette dernière touche à sa fin!
Sans parler de celle des aubergines!
Cette idée de recette m'est venue en passant devant un restaurant marocain. Ca sentait bien bon les abricots secs et la semoule, entre autre. Mais en regardant la carte, point de menu pour moi et ma colonie de légumes bien aimés!
Il y avait des trucs appelés canard, lapin et autres petits morceaux inconnus au bataillon dans les plats. Du coup j'ai gardé l'idée dans un coin de ma tête ...

Et boum!


Un beau jour, je passe au rayon du monde, et je me dis que je n'ai jamais mangé de citrons confits. J'en prends un bocal pour réparer cette lacune, en l'ouvrant à la maison ça sent la paic citron. Autant te dire que mon niveau de confiance frôle les zéros degrés.
Mais on ne va pas se laisser impressionner par un citron tout mouillé si?

C'est bien simple, le citron confit, c'est fort (mais bon), alors on fait des TOUT PETITS morceaux et on en mets peu, juste histoire que le goût soit présent sans pour autant monopoliser l'assistance.
Avec les aubergines et la tomates cuite, c'est vraiment très fin. On pourrait presque penser qu'il y a de la viande dedans avec la texture épaisse des aubergines, ça se mange sans faim et sans fin!

C'est un plat assez léger, que j'ai accompagné d'une petite salade verte pour un repas facile à digérer.


Le soir il me restait beaucoup de farce sans tomate, alors j'ai fini de la manger avec quelques champignons de Paris cuits à la poêle dans un peu de crème de soja. On peut aussi envisager de farcir autre chose qu'une tomate, comme une courgette, ou même pourquoi pas une COURGE!

Du coup, on se dépêche, tous en rang, je vous raconte la petite recette en rapide et vous pourrez filer au supermarché !

4 tomates, de préférence avec peu de pépins
40 g de quinoa
1/4 d'aubergine
1/4 de briquette de soja 
1/2 citron confit
1/2 cuillère à café de coriandre moulue
Une pincée de noix de muscade moulue
Sel et poivre

1 - Faites cuire votre quinoa comme préconisé usuellement, c'est à dire dans de l'eau, qui bout, pendant une vingtaine de minutes, jusqu'à ce que le germe sorte de sa graine. (avoue jusque là c'est déconcertant de facilité hein? haha). Quand il est cuit, égouttez le.

2 - Coupez le haut de vos tomates, videz-les à la petite cuillère et surtout conservez la chair de la tomate!
Avec vos deux autres bras (?) coupez les aubergines, en dés réguliers de préférence pour que la cuisson soit uniforme, et faites les cuire dans un peu d'huile d'olive jusqu'à ce qu'elle soient tendres.
Coupez votre demi citron confit très finement, presque comme si vous le faisiez avec de l'ail!

3 - Dans votre poêle à aubergines (on va pas salir tout ton matériel de cuisson pas vrai? une poêle c'est déjà trop! ZUT HEIN on a dit!) faites cohabiter tout ce petit monde (donc on fait un résumé : le quinoa, la chair de tomates, l'aubergine, la crème de soja, le citron confit et les épices) et on fait revenir à feu très doux. C'est juste histoire de mélanger les arômes!

4 - Garnissez vos tomates, avec ce joli cortège plein de saveurs et refermez avec les petits chapeaux de tomates que vous aurez conservé religieusement.
Enfournez pendant une bonne vingtaine de minutes à 180°C, pendant lesquelles vous sentirez s'évanouir une odeur des plus divines. Les tomates doivent être fondantes.

5 - Dégustez ! Pour les plus fragiles des bidons, retirez la peau des tomates, comme moi : ça vient tout seul et ça ne viendra pas entamer votre plaisir!


Je pense que le citron confit a fait son initiation, je vais tenter de lui faire une place de choix dans mes petits plats, sa saveur fera certainement la joie des vinaigrettes! Je le vois bien en cake, ou avec des olives ... Autant vous dire que si vous avez des recettes, je suis preneuse!

En tout cas, souhaitons lui la bienvenue ;)

Big bisous

Délia ♥ qui n'arrêtera jamais de découvrir des nouveaux aliments (et sachez que bientôt je vous parle de pâte de curry et de folie indienne, curryvore, ça doit être un vrai truc ça)




lundi 26 septembre 2016

Cake à la courgette jaune, verte, à la feta et à la menthe

Vite, hâte toi brigand! Il est encore temps de réaliser cette recette si tu te jettes sur les dernières courgettes des étals.


As-tu déjà goûté les courgettes jaunes? Je leur trouve, comme je trouve à la courge butternut d'ailleurs, un petit goût de beurre. Un truc qui la rend bien meilleure que sa compère verte, même si je l'adule déjà.
En plus de ça, sa pétillante couleur est pleine de gaieté, de quoi égayer une assiette, même si à la saison où elles poussent, elle n'ont pas vraiment besoin car tout le monde est déjà gai comme un pinson à la simple vue du soleil le matin.


Cette courgette, je l'ai cueillie sous le tendre soleil des fermes de Gally, alors je voulais lui réserver autre chose qu'un simple aller retour dans l'huile d'olive.
Il n'est pas rare que des grandes enseignes de sandwich (je cite donc ici Paul et pomme de pain) se mettent au végétarien. Ils proposent tous les deux des sandwichs à la feta et aux légumes marinés (qui sont d'ailleurs pas si mal quand on crève la dalle et qu'on cherche quelque chose à se mettre sous la dent). C'est à partir de là que j'ai commencé à penser à la feta, puisque jusqu'à ce moment où j'ai croqué dans un sandwich, j'étais certaine de détester ça.


Je m'en suis fait cette recette, que j'ai beaucoup aimée. A vrai dire on le mange froid comme chaud, ce petit cake.
Il se tranche facilement et peut se piquer au bout de cure dents pour l'apéro, se manger en tant que plat avec une salade de crudités, et il est vraiment doux!

J'ai bien évidemment tapé dans de la feta bio, que j'ai trouvé beaucoup plus douce que celles que j'avais goûté avant ça. De fait, le cake était très frais et léger. Si jamais on n'envisage pas d'y mettre du fromage, on peut substituer avec des dés de tout fou pour retrouver la texture un peu plus solide dans le cake.


Je vous ajoute également que cette recette est vraiment simple à réaliser, pas de quoi se stresser que les invités arrivent dans une heure. Il cuit longtemps, comme beaucoup de cakes, mais est vraiment un délice complet.
Pas de quoi s'en priver ;)!

Cette recette provient du livre "les cakes de Sophie" que j'ai bien évidemment bidouillée parce que je n'avais pas les ingrédients exacts ou que je ne souhaitais simplement pas les utiliser! Je n'ai jamais été déçue de ce bouquin, les recettes de base sont géniales et faciles à décliner. De quoi s'amuser un moment!


Pour un cake dans un moule de taille classique :

3 oeufs
150 g de farine
8 cl d'huile d'olive
12.5 cl de lait végétal (ici avoine)
1 petite courgette verte
1 petite courgette jaune
Une cuillère à soupe d'huile d'olive
1 poignée de feuilles de menthe
1 bloc de feta ou de tofu de votre choix
1 belle pincée de sel
1 belle pincée de poivre
1 cuillère à soupe de graines de tournesol

1 - Commencez par vous occuper des courgettes : après les avoir bien lavées, sans retirer la peau, coupez-les en petits morceaux. Ca aura pour conséquence de réduire la cuisson et de faciliter ensuite celle du cake !

2 - Après détaillage, on dépose les courgettes à la poêle avec l'huile d'olive et on fait revenir tout ce beau petit monde, jusqu'à ce que les courgettes commencent légèrement à ramollir. Même si elles ne sont pas tout à fait cuites, ce n'est pas un problème, elles passent 45 minutes au four juste après!

3 - Ciselez finement votre menthe, et faites des cubes (ou émiettez si vous aimez mieux) la feta.

4 - Préparez votre appareil : Mélangez ensemble les oeufs avec ensuite l'huile d'olive. Ajoutez petit à petit la farine et le lait végétal puis le sel et poivre.
Pour finir, mélangez toute la garniture délicatement afin de ne pas l'abîmer.
Versez dans un moule huilé et fariné, parsemez des graines de tournesol, puis cuisez à 180°C pendant 45 minutes environ. La pointe d'un couteau ressort sèche.

5 - C'est prêt!


N'hésitez pas à varier la garniture, en conservant uniquement la base et en l'aromatisant de mille saveurs épicées ou d'aromates, de graines ...
Vous ne pourrez qu'adopter sa facilité! Je vais tenter de développer une version identique en version végane!


Mille bisous

Délia ♥

mardi 20 septembre 2016

Salade de cru : Fenouil et carottes avec leur vinaigrette à l'orange

Le fenouil était assez peu représenté dans ma cuisine. Je ne l'imaginait pas du tout cru, je trouvais ça étrange comme légume, ce truc qui ressemble un peu à un coeur humain avec des cheveux verts, ça pue l'anis, vraiment pas un must have donc.

Et puis un jour je suis allée manger à Versailles dans un petit restaurant qui a un menu unique tous les jours et fait du frais uniquement : la Mangette.
Hormis le fait que la serveuse était complètement perdue dans ses baskets, j'ai beaucoup aimé y manger. L'endroit est assez petit, mais très agréable et décoré sobrement mais efficacement.
Les menus comportent TOUJOURS un plat végétarien (parfois végétalien comme ce jour là) et c'est donc de saison et très souvent locavore.
On peut également emporter son menu si on le souhaite ou si la salle est déjà pleine.
Concernant le type de cuisine ça me fait penser à des plats de type "familiaux" avec pas mal de viandes en sauce, des soupes et des salades composées (mais élaborées!).
Un endroit sympa pour manger avec un non végétarien, avec un menu qui ne lasse pas et suit le fil des saisons.

C'est dont dans ce petit restaurant que j'ai découvert la puissance du fenouil cru. Je remercie chaleureusement la propriétaire du lieu, car ce n'était pas gagné du tout.
En fait, ce jour là j'avais pu déguster une fantastique salade de bouglour (ou était-ce de la semoule? mon esprit est confus!), carotte, et fenouil, avec des graines de tournesol et un peu de roquette.
J'avais été séduite dès la première bouchée, c'était d'une finesse déroutante et je m'étais promise d'y revenir (au fenouil, et au restaurant donc).

Depuis, c'est étrange, mais le fenouil est souvent dans mon bac à légumes! Lui qui en a été absent si longtemps, voilà sa touffe verte toujours pas loin d'une botte de carottes primeur ;) ! D'ailleurs, ces deux aliments sont de la même famille (apiacées), pas étonnant donc qu'ils aillent si bien ensemble ..
.

Cette recette est pleine de bonnes choses, et c'est une manière simple de profiter des vertus du cru. En entrée ou même en garniture d'un petit sandwich, ce mélange saura surprendre en douceur toutes les papilles.

La carotte n'est plus à présenter avec sa jolie couleur orange, je préfère la consommer quand elle a encore ses fanes, qui conservent sa fraîcheur!
Elle est pleine de vitamines, très peu calorique et a un indice glycémique bas. Pour profiter au mieux de ses propriétés on l'associe à un peu de gras (car les caroténoides présents sont liposolubles), et on évite de la cuire pour bénéficier de ses oligo éléments (potassium, cuivre et manganèse). Elle possède également des propriétés intéressantes pour lutter contre les maladies cardio-vasculaires et les cancers, comme la plupart des fruits et légumes qui sont des vrais shots de vie à consommer sans modération aucune.
Le fenouil quant à lui contient aussi une bonne dose de vitamine C, mais aussi entre autre de la vitamine B9 qui stimule le système immunitaire. Pour couronner le tout il aide à soigner les troubles digestifs en décoction! C'est d'ailleurs les graines de ce petit bulbe qu'on retrouve dans le mélange digestif "pan masala" qu'on retrouve sur les tables indiennes en fin de repas.

Je serais d'avis de vous dire que comme tous les légumes, il faudrait en mettre régulièrement à nos tables (je ne le dirai jamais assez pour les choux qui sont à mes yeux des aliments très précieux qui ne sont pas assez valorisés!).
La saison du petit vert chevelu va de mai à novembre, mais on en trouve toute l'année chez le primeur. Même si de saison, c'est toujours bien meilleur ;) !


Tout ça pour en venir donc à la salade rapide comme l'éclair, croquante et pleine de saveurs que voici!

Pour une personne

1/2 bulbe de fenouil bien frais, avec des jolis cheveux verts bien touffus
2 carottes
1/2 oignon jaune
Le jus d'une demi orange
Une cuillère à café de moutarde
Une cuillère à soupe d'huile d'olive
Une petite poignée de graine de tournesol

Matériel plus que recommandé : Une mandoline


1 - Pelez vos carottes et lavez bien votre fenouil.

2 - A l'aide d'une mandoline, réalisez de fins bâtonnets avec les carottes et des tranches de fenouil. Si vous n'avez pas ce superbe outil ni ses options incluses, une râpe pour les carottes et de fines tranches réalisées au couteau feront aussi très bien l'affaire. Vous pouvez également passer votre oignon à la mandoline pour en faire de très fines tranchettes!

3 - Réalisez la vinaigrette en mélangeant tous les ingrédients restants sauf les graines de tournesol.

4 - Dans un bol, mélangez le tout délicatement pour napper de sauce tous les ingrédients, saupoudrez de graines et dégustez!

5 - Pour en faire une salade composée, n'hésitez pas à agrémenter de féculents. Boulgour ou couscous feront l'affaire, mais le quinoa sera aussi un parfait partenaire d'assiette!


Cette salade toute simple vous fera redécouvrir la saveur anisée et fraîche du fenouil, et pourra même vous servir de garnitures si vous mangez des burgers!
Avec sa petite vinaigrette à l'orange, on fait le plein de vitamines et on en prend plein les yeux avec ses jolies couleurs.

Et vous alors, vous invitez souvent le fenouil dans votre bac à légumes super VIP? 

Bisous crus

Délia ♥ T'as de la carotte coincée entre les dents.

mardi 13 septembre 2016

La génèse


Il y a des souvenirs qu'on n'est pas prêts d'oublier parce qu'ils sont beaux à en pleurer ou flippants, ou même malheureux comme des cailloux, et puis il y a ces souvenirs qui restent gravés parce qu'ils sont tout simplement le début de quelque chose de tellement plus grand.

Je n'oublierai donc certainement jamais.
C'était en janvier, pour le white day. Je faisais du Japonais au lycée, et pour nous familiariser à la culture du pays, on nous avait demandé de fêter cette célébration.
Là bas, les femmes offrent donc un petit présent comestible un mois avant la saint valentin, et le jour J, les hommes auxquels elles ont fait un petit geste se doivent de rendre la pareille, théoriquement en double.

Je me revois encore me dire tout naturellement que j'avais envie de faire quelque chose de beau et bon.
Je crois que je ne me suis pas posée de question, j'avais déjà vu ma maman faire, ça ne devrait pas être bien sorcier de réaliser quelques biscuits.
Je les voulais glacés, pour que ce soit plus impressionnant.

Dans la cuisine, jusqu'à la tombée de la nuit et plus tard encore, j'avais étalé, cuit, détaillé en formes naïves (coeurs, étoiles, fleurs) et glacé à grand renfort de couleurs et de décors en sucre.
J'étais dans une infinie bulle, oubliant l'heure qui tournait, concentrée sur le résultat que j'espérais. Je voulais voir les yeux briller, je voulais que tout le monde se régale.
J'oubliais qu'il ne s'agissait que de biscuits à la glace royale : c'était un débat de vie ou de mort.

J'ai gravé ce souvenir dans ma tête comme le point de départ de tout ce qui m'a fait trébucher, douter, et finalement atterrir là où j'en suis.
Du japonais au lycée je suis donc devenue pâtissière, en un tour de biscuit et un shoot de passion qui m'est venue, et qui ne m'a plus jamais quittée.
Légèrement, doucement, elle s'est insinuée par cette petite porte que me laissait la peur du futur.

Comme la raison m'y a poussée, j'ai continué mes études, l'histoire vous la connaissez : il a fallu faire une place plus grande à la passion, pousser un peu les plages horaires et finir par en faire un métier, pour pouvoir la laisser grandir et devenir celle qu'elle est aujourd'hui, forte, belle et exquise au quotidien.

Quand je raconte cette histoire de biscuits glacés, c'est toujours avec émotion que je me revois dans cette minuscule cuisine, au milieu d'un foutoir innommable.
J'ai toujours su, même à cet instant, que j'avais noué un lien privilégié avec le sucre et moi-même dans ce drôle de moment presque insignifiant.

C'est un peu cliché de presque pouvoir décrire la rencontre avec son métier, comme une rencontre avec une vraie personne, un souvenir mémorable et un instant remarquable. Des premiers pas hésitants, insignifiants. Je les regarde avec tout l'amour du monde.

Quand j'oublie, sur les chemins du quotidien et de la fatigue, que j'aime mon métier, je repense à mes biscuits, aux yeux qui brillent et au chemin parcouru depuis.
Et je me sens reconnaissante d'avoir suivi la petite voix qui me parlait en hurlant de bonheur en dedans.

Parce que je trouvais important que vous sachiez qu'on ne naît pas toujours avec une passion, et qu'elle peut se révéler dans des moments pleins de banalité ...
Alors ne lâchez jamais rien et tendez l'oreille quand votre passion viendra sonner à la porte ; ce serait dommage de la laisser sur le perron.

Mille tendres baisers

Délia ♥

mardi 6 septembre 2016

Les donut's : glacés, au sucre, fourrés, c'est toi qui choisis!

Il faut bien admettre que végétaliser certaines recettes relève presque du génie ou du petit chimiste (mais toujours de génie quand même).
Le résultat n'est pas toujours identique à une version non végétale, chose que je déplore personnellement beaucoup quand c'est le cas parce que ce n'est pas ma conception de la végétalisation d'une recette. Ca se doit de ressembler à l'original, tant au niveau du goût que du reste. Sinon ça ne plaira qu'à un public restreint. Et la gourmandise, c'est universel pas vrai? ;)

Les donuts que je vous présente ici sont réellement une copie conforme des donuts qu'on connait tous et qu'on peut acheter dans les gares, les supermarchés et autre. Ce n'est pas une référence diététique/culinaire, même si on est d'accord que c'est un délice quand même.
Ils sont donc super gras, ils ont le goût de gras, de truc frit, de sucre et sont ultra moelleux.
Autant vous dire que celui qui leur trouve une différence avec les vrais, qui eux contiennent des oeufs, je lui refile une médaille. Une belle en smartphone recyclée (c'est pas des bêtises, les japonais pensent à ça pour les  JO).


Je n'ai pas trouvé cette recette toute seule ou bricolé grand chose cette fois-ci!
J'ai utilisé la recette de l'ouvrage MS Cupcakes. J'ai déjà essayé plusieurs recettes du livre, je n'ai pas toujours été satisfaite parce que c'est ultra gras et junk avec un max de margarine entre autre, mais disons que ça reste de bonnes bases à exploiter pour bidouiller du gâteau bien costaud végane ;) ! Les visuels sont rigolos, les recettes typiquement américaines et assez simples dans l'ensemble.
Pourquoi se priver?
Il fait partie pour moi des livres véganes que je conseillerais bien, même si il n'est pas forcément à mettre dans les mains des plus puristes de la healthy food !


Le plus embêtant dans cette recette est le temps de pousse, mais on peut très bien s'en accommoder, il suffit simplement de ne pas se rendre compte qu'on a envie de donuts subitement. Outre ce détail, c'est une recette des plus basiques, qui demande cependant de bon avant bras ou un robot ménager qui fasse le travail à sa place.

Cette quantité te fera vraiment un paquet de donuts, je te conseille donc soit de t'entourer d'une team de gloutons, soit de la diviser par deux.
D'autant que quand ils traînent ils ont tendance à rancir et prendre un goût pas franchement agréable.
Ca fait une bonne raison de mettre le nez dedans et d'y revenir ... !


Pour les donuts

40 g de margarine végétale (la st hubert bio est très convenable pour cette recette)
170 ml de lait de soja
40 g de sucre semoule
une lichette d'extrait de vanille
340 g de farine
15 g de levure fraîche
Une pincée de sel

1 - Faites fondre la margarine dans le lait de soja, avec le sucre, le sel et l'arôme vanille, puis retirez du feu et laissez tiédir.

2 - Dans votre récipient (ou mieux si vous avez, la cuve de votre batteur!), déposez la levure et la farine, puis ajoutez votre mélange fondu et tiédi.
Que vous travaillez la pâte à force de bras ou bien au robot, il faudra arrêter quand la pâte deviendra résistante et ne collera plus, soit à vos dix doigts ni au plan de travail, soit à la cuve du batteur!

3 - Laissez la pâte lever pendant une heure environ, elle va gonfler tranquillement jusqu'à doubler de volume. A ce moment, rompez la pâte en chassant l'air présent à l'intérieur, et étalez-là sur environ deux centimètres., voir un peu plus épais. N'abusez pas non plus de l'épaisseur, vous risquez d'être ennuyés lorsque les donuts pousseront une deuxième fois, ils perdront alors leur trou si distinctif.
Et c'est d'ailleurs maintenant que vous allez créer des donuts! Avec un emporte pièce rond (la taille dépend un peu de vous et vos envies, le plus simple est d'avoir un jeu d'emporte-pièces ronds pour doser à son goût :)) ou un verre, détaillez les donuts. Pour le centre, utiliser une douille, ou un plus petit emporte pièce.
N'hésitez pas soit à conserver les "trous de donuts" pour les faire pousser tel quel ou bien les étaler de nouveau, jusqu'à épuisement de la pâte.

4 - Laissez doubler de volume. Lorsqu'il ne fait pas très chaud, je place les donuts au four à 30°C avec un verre d'eau pour éviter qu'ils ne croûtent et les y laisse une petite heure.

5 - Préparez votre friture. J'ai choisi l'huile de tournesol, je trouve que c'est celle qui donne le goût le plus fidèle aux donuts!
L'huile doit se situer aux alentours des 160°C, et surtout ne pas trop monter au dessus car elle risquerait de brûler et devenir un poil cancérigène, en plus de donner un goût infâme à vos protégés. Je fais des tests, en plongeant des petits bouts de donuts que je conserve rien que pour ça!
Plongez les dans le bain d'huile jusqu'à ce qu'ils soient bien dorés. N'hésitez pas à les tourner, afin de les cuire de manière homogène.


Les glaçages

Chocolat 
Glace royale
Sucre
Cannelle
Décorations
Fourrage (pâte à tartiner, confitures, compotes ...)

A vous de choisir, car vous pouvez réaliser ces donuts en forme pleine pour en faire des beignets délicieux également!
Si vous utilisez du chocolat, un chocolat de couverture bien fluide sera plus simple à travailler!
Vous pourrez réaliser de la glace royale rapide avec du jus de citron, un peu d'eau et du sucre glace, qu'il vous suffira de colorer à loisir et de décorer avec diverses billes ou décors en sucre/chocolat.
Vous pouvez tout simplement les rouler dans le sucre à la sortie de la friture, mélangé à un peu de cannelle c'est le paradis!


Je vous incite en tout cas à ne pas vous décourager par la double pousse de la recette, ça donne aux donuts ce moelleux incomparable!

J'espère que maintenant, vous avez tous envie de donuts. Moi en tout cas, oui, c'est malin!

Le livre Ms cupcakes est paru aux éditions l'âge d'homme, si vous le cherchez! J'ai du le commander, donc il vaut mieux avoir toutes les références ;)

Bisous sucrés

Délia ♥

jeudi 1 septembre 2016

Les connards de l'internet, le connard version 2.0

Colère, lassitude ou bien exaspération, je ne saurais départager entre ces trois sentiments pour dire lequel me pousse le plus à écrire cet article.

Je passe du temps sur mon fil d'actualité, comme beaucoup de monde. Je suis beaucoup de pages, engagées pour la plupart, ou même informatives. D'autres plus débiles, ou plus mignonnes. Des groupes même.

Et ils ont presque tous (sauf un ou deux, qui sont de fait des endroits sympas, avec des gens qui savent rire de tout mais connaissent aussi le respect, ça fait beaucoup) ce trait en commun de se faire pourrir de l'intérieur par ce que j'appelle plus communément les connards de l'internet.


Ces connards sont des gens comme vous et moi. Faits de chair, d'os et de sentiments.

Vous ne pouvez pas avoir loupé la montée en puissance de cette catégorie sociale hors du commun. Ils sont partout.
Enfin surtout sur internet en exclusivité mondiale.

Ils ont la particularité d'être particulièrement méchants, et contrairement aux gremlins, ça ne dépend pas de ce que tu leur donnes à bouffer.
Ils sont même peut-être tout à fait normaux dans la vrai vie, seulement, en ligne, ils sont des vrais monstres. Ils lâchent leurs phrases, semblables à des mares de diarrhée aiguë, leur prose infecte pleine de préjugés ou de méchanceté gratuite, et le pire dans tout ça, c'est qu'à l'épreuve de deux trois bonnes âmes, ils continuent, et s'enfoncent dans les abysses de leur connasserie infâme.
Ils sont racistes, pour la plupart, et comme c'est un sujet intéressant et fort discuté ces derniers temps, ils trouvent ça NORMAL de déverser leur haine, souvent contre les "étrangers" ou les "salafistes" ou les "terroristes" comme ils aiment à le dire. Tu les verrais presque siffler à travers les dents crochues que tu leur imagines.

Seulement ils sont comme toi, et moi.

Sauf qu'il s'imaginent qu'internet, c'est 100% virtuel et qu'on a le droit de dire des atrocités. De celles qu'on n'oserait pas dire en face à face avec qui que ce soit.
Qu'on a le droit de dire du mal de son prochain et promouvoir la haine, entre autre.
On a le droit de dire aux "immigrés" de rentrer "dans leur bled", on a le droit de commenter une vidéo de la L214 en insultant les végétariens for free, on a le droit de critiquer un article qui parle des méfaits de telle chose sur la santé en jetant des "connards de bobos" ou en sifflotant joyeusement qu'il faut bien arrêter de tout vouloir arrêter sous prétexte qu'on a entendu parler d'un article ou d'une étude pourtant plus sérieuse que les ch'tis à Ibiza.

Parce que le connard de l'internet est un MOUTON.
Si la politique lui fait comprendre qu'il a le droit de devenir insultant envers une religion et ses pratiquants, c'est pas de problème, faisons ça.
Si les lobbys nous apprennent qu'on ne doit pas se méfier de l'industrie,continuons à bouffer du nutella et raser les forêts, c'est encore un lobby des associations de défense de l'environnement qui veut nous faire tout arrêter, COMMENT ON VA CONTINUER A ETRE INDIVIDUALISTES HEIN?
Apprenons à haïr en masse le respect et le bon sens, parce qu'ils sont comme toutes les choses qui font réfléchir : ils sont détestables.

Car le connard est en fait un abrutis bien fini.

Loin de réfléchir cinq minutes aux conséquences de ses mots, il tape frénétiquement, insulte avec avidité, manque de respect à tour de bras, et jamais ne s'en excusera. Parce que le connard de l'internet n'est pas doté d'empathie. L'empathie c'est pour les bobos.

Alors voilà, je tenais à vous dire que si vous êtes un connard de l'internet, allez vous faire soigner.
Regardez des vidéos du monde qui part en lambeaux, lisez des livres, ouvrez vos fenêtres et respirez un peu d'air autre que celui saturé de votre appartement.
Communiquez avec d'autres humains, apprenez que les mots peuvent peser lourd, et qu'ils peuvent même être agréables parfois.
Que vous avez le droit de laisser votre clavier rester polis même si vous n'êtes pas d'accord avec celui qui est en face.
En fait oubliez de taper tout ce que vous n'oseriez pas dire en face, en réel, DANS LA VRAI VIE. Parce qu'internet, c'est la vraie vie aussi.  Avec des vrais gens derrière des vrais écrans.

Parfois, il me vient de l'aigreur, la peur que le monde soit en train de devenir moche rien que par votre faute. J'en perds ma foi en l'humanité quand je vois combien vous êtes capables du pire sans jamais penser au meilleur.

J'ai pensé mille solutions, mais dans aucune je ne vois un moyen de faire changer des esprits qui se sentent légitimes, derrière leurs écrans, pour détester tranquillement le monde entier.

Alors connard de l'internet, je t'exprime ici tout mon désamour.
Je te souhaite que toi et tes aigreurs finissiez privés de connexion, pour épurer un peu le monde en ligne de votre vision malsaine.

Car toi, le connard d'internet, tu véhicules à toi seul le mal de ce monde qu'est le manque d'amour envers son prochain.

Je tiens à saluer au passage tout ceux qui tentent de se faire des gardiens de l'internet et remettent fréquemment et intelligemment ces connards à leur place.
En l'honneur des tas de gens qui se sentent opprimés, mal à l'aise, triste ou même qui sont morts par votre faute (oui oui, y'a même des gens qui se suicident à cause de vous!).

Je songe fortement à arrêter de flirter ailleurs que sur des blogs, je suis lasse de voir tout ça.

Il n'y a que moi qui le ressens ou vous aussi?

Je vous embrasse.

On a du boulot.

Délia ♥ un peu trop épuisée par tout ça.